Le véritablement le montant de la dette...
Gaspillages, gabegie ou investissements ? Quel est véritablement le montant de la dette que nous devons hériter après WADE. Nous ne pouvons pas vous interdire d’acheter un palais volant, mais la seule chose qu’on demande c’est de nous dire le montant exact de la dette que nous devons hériter ?
La dette au Sénégal prend une dimension particulièrement dramatique au Sénégal. Le cumul de la dette extérieure, du déficit budgétaire et de la dette publique laisse pensée que le Sénégal après WADE, risque de sombrer dans une crise économique aux conséquences incalculables.
Pour mieux comprendre la gravité de la situation, il faut faire la différence entre la dette extérieure, le déficit budgétaire et de la dette publique. Le déficit budgétaire est la situation dans laquelle les recettes du budget de l’État sont inférieures aux dépenses. Il s’agit donc d’un solde négatif. Et pourtant, c’est dans cette situation que nous vivons depuis 2000 car les recettes du budget ne peuvent pas supporter le train de vie de l’état. Par conséquent pour financer son déficit, l’État est obligé d’emprunter. Cet emprunt qui résulte de l’accumulation des déficits ne correspond pas à la réalité d’autant plus qu’il existe deux canaux d’emprunt au Sénégal :
1) Les emprunts de l’état pour le compte de l’état du Sénégal gérer par le trésor.
2) Les emprunts directs de la présidence sur caution de l’état gérer par la présidence..
Le premier ne pose pas de problème car les montants existent dans les rapport de budget parce que gérer par le trésor. Le deuxième pose problème car le trésor ignore les montants parce que gérer par des structures autonomes rattachées à la présidence. C’est le cumul des deux canaux qui constitues le poids de la dette extérieure qui ne doit pas être confondue avec la dette publique, qui correspond à la dette de l’ensemble des administrations publiques, des collectivités territoriales et des organismes de Sécurité sociale.
Par ailleurs, le déficit budgétaire est un flux, c’est-à-dire une grandeur économique mesurée au cours d’une année, et qui peut être soutenus par des emprunts. Alors que la dette est un stock, à savoir une grandeur économique mesurée à un moment donné (peut être après le départ de WADE), et non soutenable par des emprunts. Ces deux données, bien que différentes, sont liées : le flux du déficit budgétaire vient alimenter l’encours de la dette, qui en retour agit sur le niveau de déficit par l’augmentation des intérêts versés, qui sont une charge budgétaire. La succession des déficits favorise l’apparition de nouveaux déficits. En effet, pour masquer cette situation de crise économique aux conséquences incalculables, le gouvernement, mais en relief les réalisations du Président.
Elargissement et embellissement de la route de la Corniche de Dakar pour un montant de 38 milliards de francs CFA. Elargissement Voie de dégagement nord, pour un coût de 16,5 milliards de francs CFA. D’autre part, neuf hôtels de luxe le coût de construction de ces ensembles s’élève à 400 milliards de francs CFA . Autoroute à péage Dakar-Diamniadio pour un coût de 200 milliards de francs CFA Aéroport international Blaise Diagne doit coûter 175 milliards de francs CFA. La nouvelle. La modernisation du port de Dakar pour un coût de 62 millions d’euros), Augmentation des indemnités et des avantages financiers liés à des fonctions ou mandats électifs. En quelques années, les élus de l’alternance sont devenus une caste qui en croque sans vergogne alors qu’elle exige tous les sacrifices de la part des Sénégalais les plus exposés aux difficultés financières : chômeurs, jeunes, femmes, salariés précaires. En revanche, même en période de, soi-disant, vache maigre, la caste des élus ne songe jamais à se serrer la ceinture, l’affaire des luxueux logements des ministres. Si d’aventure la population devait subir les conséquences d’ajustements budgétaires que le poids de la dette devra nous imposer, ce serait intolérable. Car, comparés aux scandaleux gaspillages de l’argent public dont sont coupables ou complices les gouvernants avec l’aval ou la participation de la Présidence de la république depuis 2000.
Idrissa Ben SENE