Contributions

Dimanche 1 juin 2008

Quand, hier soir, j'ai fini d'écouter la folle et tonitruante déclaration de ce fou du roi qui le devient de plus en plus, je me suis rappelé le livre de Monsieur Cheikh Diallo et me suis reporté immédiatement au portrait croustillant qu'il fait de cet individu-là. C'est au chapitre 4 (pp. 143-149) de la troisième partie. D'emblée, on se fait une idée du truculent personnage, qui est « une montre réglée sur celle de son mentor ». M. Diallo signale que ce fou furieux a deux problèmes dans sa vie : « Le premier est de savoir quand il commence, le second est de savoir quand s'arrêter. » Et M. Diallo, proche des Wade et de leurs proches d'ajouter : « Maître Abdoulaye Wade est la solution à ses deux préoccupations (et) c'est pour cette raison que chaque matin, avant d'aller dans son cabinet, Farba Senghor va d'abord aux instructions chez le maître (….) » .

M. Diallo fait également dire à l'« élément hors du commun » ce qui suit : « Je ne me contente pas seulement de faire ce qu'il (Me Wade, ndlr) me demande. Je le fais vite et bien. Je passais toute ma journée au Point E et une partie de la nuit aussi. Il m'arrivait de faire la navette entre le Point E et l'Assemblée nationale pour transmettre des courriers et des instructions du secrétaire général du PDS aux députés de notre groupe parlementaire (….) » . Voilà Farba Senghor, garçon de course avant le 19 mars 2 000. Au lendemain de cette date historique, il passe sans transition de l'enfer au paradis. Il en perd carrément la tête et se distingue, depuis lors, de plus en plus par ses frasques. Conseiller du président de la République, il organise une bruyante marche non autorisée contre le Préfet de Dakar. Il « donne le tournis à tout le monde, infatigable et tourbillonnant », assène M. Diallo.

Quoi de plus normal donc que cet individu-là, qui devrait avoir du mal à trouver un poste de chef de cabinet, ait le comportement que nous lui connaissons aujourd'hui ? Tour à tour Ministre de la Solidarité nationale, de l'Agriculture et des transports aériens, il a régné et continue de régner sur des ingénieurs de haut niveau et de toutes catégories, pour lesquels il n'a aucun respect. Il ne sait plus se retenir et intervient de façon intempestive dans les autres départements ministériels et traite, à l'occasion, publiquement un de ses collègues d'incompétent. M. Diallo rappelle que, devant « son énergie exceptionnelle », son maître avait prévenu devant un groupe de responsables de son Parti : « Je peux nommer qui je veux comme ministre. Même Farba ! ». Et « c'est fait depuis 2 004 ».

Ce fou du roi n'est donc pas le problème. Le vrai problème, c'est le roi, c'est Me Wade qui lui a donné tant de pouvoir. Wolof Njaay dirait « xama tul lu ko të », ou encore « dafa kaanu ». En d'autres termes, il est grisé par le pouvoir qui lui a tourné la tête. Nous l'avons entendu à plusieurs reprises traiter les chefs religieux de tous les noms d'oiseaux. Aujourd'hui, il menace de représailles ceux d'entre eux qui oseraient prendre part aux Assises nationales. Il en a menacé d'autres, mais c'est sur les menaces de ceux qu'on appelle communément les chefs religieux que nous allons nous arrêter un peu.

Ces gens-là, du moins nombre d'entre eux, perdent de plus en plus de leur crédibilité. C'est comme si l'avènement de l'alternance les avait mis à nu. Á l'occasion des émissions interactives, ils sont couverts d'injures. Pourtant, quelques dix à quinze années auparavant, personne n'aurait osé prononcer le moindre propos malveillant à leur endroit. Et la faute leur incombe totalement : ils paient cash le fruit de leur cupidité. Avec sa « générosité » déferlante et dévastatrice, Me Wade les a profondément discrédités.

La presse a même fait état, ces temps derniers, de pressions que Me Wade aurait essayé d'exercer sur le Khalife général des Mourides, après qu'il a reçu Idrissa Seck. Vrai ou faux ? Je n'en sais rien. Ce que je sais, par contre, mon souhait le plus ardent, plus exactement, c'est que les foyers religieux, et principalement Touba et Tivaouane, fassent montre davantage de retenue, dans ce différend qui oppose le « père » et le « fils d'emprunt ». Sans doute, attend-on des chefs religieux qu'ils soient des régulateurs sociaux, des médiateurs chaque fois que de besoin. Cependant, pour jouer efficacement un rôle de médiation entre deux protagonistes, il faut maîtriser les tenants et les aboutissants de leurs différends. Or, Me Wade a dit publiquement aux membres d'une délégation de Rèew mi qu'il recevait en audience, qu'ils ne savent rien de ce qui l'oppose à Idrissa Seck, ni eux, ni personne d'autres ; que les deux seules personnes qui savent, c'est lui-même et son « fils d'emprunt ».

Alors, comment, dans ces conditions-là, un chef religieux tant soit peu soucieux de sa crédibilité, de maandute, peut-il prendre le risque de faire la médiation entre ces deux là ? Leur différend, c'est désormais connu même par les oiseaux : c'est l'argent, beaucoup d'argent. C'est ce fameux butin dont Idrissa Seck disait très tôt que c'est lors de son partage que les bandits de grands chemins se disputent. Ce butin qui ne peut être que l'argent du contribuable ou celui de la corruption, ou les deux à la fois.

Ces deux compères ont fini de nous convaincre de leur incrédibilité. Aucun guide religieux digne de ce nom ne devrait se mêler de leurs querelles interminables de milliards. Il est vrai qu'ils savent tous les deux se montrer particulièrement « généreux ». L'étaient-ils avant le 19 mars 2 000 ? D'où viennent les centaines de millions qu'ils distribuent à bout de bras ? Chaque année, le « père » surtout envoie des centaines de pèlerins à la Mecque. Tous ces gens-là reviennent-ils avec l'espoir que leur pèlerinage a été agréé ? Ce pèlerinage obéit quand même à un certain nombre de principes, dont le moindre est que l'argent qui l'a permis soit gagné à la sueur de son front, ou même, quand il provient d'un don par exemple, que ce don soit d'origine licite. Or, aucun des chefs religieux qui bénéficient de la « générosité » des deux compères ne peut garantir le caractère licite de leurs dons substantiels. Il y a ensuite que, chaque fois qu'un chef religieux reçoit de l'un des protagonistes 50, 60, 100 millions ou une 4x4 rutilante, c'est au détriment d'un gros village dont les populations pourraient bénéficier, à la place, d'un forage, d'un centre de santé, d'un collège, d'une piste de production, etc.

Nos chefs religieux devraient donc, comme je l'ai indiqué plus haut, faire montre de plus de retenue vis-à-vis de Me Wade, de son « fils d'emprunt » et de leurs querelles de milliards. Ils devraient surtout relever le défi de ce tonitruant fou du roi, qui se croit vraiment sérieux maintenant. Sa déclaration d'hier comme la position de nombre de ses frères et sœurs de part, copiée sur celle de leur maître, sont les signes évidents d'une monarchie absolue rampante qui guette notre pays. Jusqu'à son dernier souffle – pour paraphraser l'autre - Me Wade s'accrochera au pouvoir.

Et il fera tout pour nous imposer son fils biologique, le jour où il ne tiendra plus sur pieds . Il s'y prépare d'ailleurs activement, notamment en torturant et en piétinant sans état d'âme la Constitution et les autres lois. Pour la réalisation de son sombre dessein, il prend les mesures les plus impopulaires et met à contribution tout compatriote susceptible, par la nature de ses fonctions, à lui donner un coup de pouce. C'est ainsi qu'il compte en premier lieu sur les chefs religieux et autres porteurs de voix, les Forces de Sécurité, les magistrats, les autorités administratives etc. Sans doute, y a-t-il mis le prix fort en leur taillant des situations sur mesure particulièrement confortables. Celles-ci, pour confortables qu'elles soient, valent-elles le pays et son avenir ?

L'histoire de notre pays n'a pas commencé avec les Wade et Idrissa Seck. Elle ne s'arrêtera sûrement pas avec eux. Tous les Sénégalais, toutes les Sénégalaises devraient, malgré leur indolence légendaire, se rebiffer et se lever comme un seul homme, comme une seule femme, pour conjurer le grave péril qui menace notre pays, et qui est manifestement perceptible dans la déclaration du fou du roi, comme dans la position générale de la mouvance présidentielle, vis-à-vis des Assises nationales.

Mody Niang

Par Mody Niang
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Dimanche 1 juin 2008
 
  • Le 1er juin 2008, démarreront formellement les assises nationales initiées par le Front Siggil Senegal (FSS) qui regroupe les principaux partis de l’Opposition. Le Président Wade et son Gouvernement, sollicités, ont refusé d’y prendre part, au contraire de la Société civile fortement représentée et dotée d’importantes responsabilités dans la préparation et dans le pilotage des Assises. Se posent alors des questions de pertinence, de cohérence dans la démarche du FSS, d’attitude attendue du Pouvoir en place et de ses alliés, de qualité dans l’organisation des travaux, ainsi que d’efficacité et d’impact des Assises sur la vie de la Nation.

1. La pertinence d’abord.

Les Assises sont-elles vraiment nécessaires ? Répondent-elles à un besoin réel du pays ? Oui, sans hésiter. Car, comme indiqué dans les Termes de Référence des Assises, le pays traverse une période difficile faite de rupture du dialogue entre le Pouvoir et l’Opposition et de détérioration du pouvoir d’achat des populations. Il est donc essentiel que les forces vives du pays se penchent sur sa situation et s’évertuent à trouver des solutions aux problèmes constatés. Il ne s’agit point d’une Conférence nationale souveraine (similaire aux expériences du Bénin de 1990 et du Niger de 1991), mais d’une simple occasion de dialogue destinée à trouver une majorité d’idées et une « solution consensuelle globale, efficace et durable à la grave crise multidimensionnelle (éthique, politique, économique, sociale et culturelle) qui sévit dans le pays ».

Plus spécifiquement, les Assises visent, selon leurs initiateurs, à :
- dresser l’état de la crise nationale,
- proposer des réponses appropriées aux urgences et priorités du présent et du proche avenir ;
- bâtir un consensus dynamique sur les principes essentiels fondant une bonne gouvernance politique et un Etat de droit, une gouvernance économique de qualité, transparente et soucieuse des intérêts nationaux, une gouvernance sociale, culturelle et sportive basée sur des valeurs de progrès ;
- concevoir les mécanismes d’un dialogue périodique et pérenne au niveau politique, économique, social, culturel et sportif entre, d’une part, le pouvoir et l’opposition et, d’autre part, le pouvoir et les partenaires sociaux, afin de créer les conditions du développement du pays dans la paix civile, la démocratie, la stabilité et la sécurité.

Les thèmes prévus pour être débattus couvrent ainsi : (i) la gouvernance politique, (ii) la gouvernance économique et financière, (iii) la gouvernance sociale, (iv) le monde rural et le secteur primaire en général, (v) l’éducation et la formation, (vi) la santé, (vii) la culture, (viii) la jeunesse, l’emploi et l’insertion socioprofessionnelle, (ix) la dimension genre et la promotion de la femme, (x) la situation des personnes âgées, (xi) le problème des migrations, (xii) le défi écologique, (xiii) les questions liées aux sports, (xiv) les questions liées à l’éthique, aux comportements et aux valeurs.

2. De la cohérence de la démarche

La pertinence des Assises étant établie, demeure la question de la cohérence du processus choisi pour les préparer et les organiser. Le FSS, une fois qu’il a retenu le principe de tenir les Assises, a invité plusieurs Organisations de la Société civile à se joindre à lui et a fait de même avec le Pouvoir qui a décliné son offre. La Société civile s’est ensuite vue attribuer de larges prérogatives dans le pilotage des Assises. C’est elle qui a pensé l’architecture des Assises et l’a fait adopter par les plénipotentiaires du FSS. C’est elle qui va diriger les Assises, les partis politiques ne jouant, du moins, au point de vue formel, qu’un rôle mineur dans la direction des choses.

Si toutes les composantes de la sphère politique étaient présentes, il n’y aurait rien à dire sur le rôle attribué à la Société civile qui, comme le montre l’exemple réussi du Bénin en 1990, peut, de cette façon, faciliter la réalisation de consensus forts entre acteurs de la classe politique. Mais, en l’absence de l’Etat et des partis au Pouvoir, il devient plus problématique pour la Société civile de jouer une fonction de leadership des Assises. Car, de facto, elle devient l’alliée objective de l’Opposition dans sa dénonciation de la mal gouvernance qui gangrène le pays. Elle renforce ainsi le président Wade dans sa conviction, pas forcément fondée, que la Société civile fait de la politique et se compte parmi ses opposants. La dureté des expressions utilisées dans les TDR des Assises, et qui reprennent, presque mot à mot, les travers dénoncés continuellement par les opposants du régime, en est une parfaite illustration.

Il eût donc été plus prudent pour la Société civile, dès lors que le niveau de représentation aux Assises était devenue déséquilibrée, de ne pas accepter de piloter les Assises, de laisser le leadership au FSS et d’apporter uniquement sa contribution dans les débats des Assises comme le veut l’esprit citoyen et républicain qui l’anime.

3. Quelle sera l’attitude de l’Etat et des partisans du président Wade ?

Jusqu’ici le camp du Pouvoir a été très réservé sur les Assises, en dehors de l’intervention laconique du Président Wade, à travers une interview au journal le Soleil (en date du 19 mai 2008), déclinant l’invitation qui lui a été adressée. Est-ce le calme qui annonce la tempête ? Le PDS et ses alliés pourront-ils vraiment assister les bras croisés et laisser les Assises se dérouler en toute sérénité ? Une telle attitude serait fort surprenante, eu égard à la culture de confrontation qui irrigue le PDS. Même si ce scénario de la retenue ne doit pas être rigoureusement écarté, il est possible d’en dresser deux autres. Le premier, c’est celui de la déstabilisation, consistant à convaincre, par des moyens divers, plusieurs organisations membres à rompre les amarres des Assises, affaiblissant la cohésion interne et réduisant le niveau de participation. Le second, c’est celui du sabotage, qui ferait adopter aux partisans du Pouvoir une logique offensive pour empêcher la tenue des consultations décentralisées. Devant le chaos généré par les bisbilles, les préfets feraient vite de signer des arrêtés d’interdiction de réunion, sapant d’emblée la portée des Assises.

On peut penser que la présence d’officiers supérieurs de l’Armée pourrait pousser le PDS à adopter une position plus prudente (peut-être que c’est ce qui a motivé le FSS à faire appel à eux), mais la seule garantie que le calme pourra régner durant les trois ou six mois que vont durer les Assises, ce serait que le président Wade en personne intervienne dès la semaine prochaine pour demander à ses partisans de ne pas chercher, par quelconque moyen, de troubler les Assises. Il ferait ainsi preuve de haute responsabilité, tout en conservant une cohérence à sa décision de ne prendre part à des Assises convoquées par une Opposition qui conteste sa légitimité.

4. Le succès des Assises dépendra de la qualité de l’organisation du travail

La réussite des Assises se mesurera à l’aune de la qualité de son déroulement. A cet effet, ses organisateurs auront un lourd défi de tenir des réunions crédibles au niveau départemental, de coordonner efficacement les multiples interventions et de bien communiquer sur la durée.

L’autre défi à relever concerne la cohésion interne des membres. Dans les TDR, il est noté que le Comité national de pilotage est constitué par l’ensemble des représentants des organisations ayant accepté d’y participer, à raison d’un délégué titulaire et d’un suppléant par organisme membre. Or le mode de décision adopté, la règle du consensus, pourrait très vite se révéler contre-productif, si certaines organisations, de bonne ou de mauvaise foi, décident de bloquer l’obtention de consensus. Le Comité de pilotage des Assises devrait ainsi, dès le 1er juin 2008, proposer la modification de ce principe du consensus, pour faire place au principe de décision à la majorité des deux tiers.

5. L’efficacité et l’impact réel des Assises dépendront de facteurs de nature différente

Les Assises, dès lors qu’elles impliquent les partis politiques, ne pourraient représenter uniquement des rencontres scientifiques, du même type que les colloques , dont le seul but est de faire avancer les connaissances sur des problématiques données et de faire éventuellement un plaidoyer pour l’adoption des recommandations par les décideurs. Les initiateurs l’ont bien compris en indiquant que « les participants doivent accepter que les conclusions consensuelles de même que les recommandations qui en seront issues s’imposent à tous et, par conséquent, engagent chacun à les appliquer et à les faire appliquer ». Toutefois, rien n’a été dit sur les mécanismes de mise en œuvre des conclusions et des recommandations qui ne seront définis qu’au terme des Assises. Pour corriger l’incertitude ainsi créée et prouver sa sincérité dans l’ouverture à la Société civile, le FSS devrait indiquer, hic et nunc, et de manière solennelle, qu’il s’engage à aller uni aux prochaines élections et, en cas de succès, en cas de succès, à mettre scrupuleusement en œuvre les décisions des Assises. Ceci permettrait à la Société civile d’avoir bonne conscience en allant aux Assises, en se disant qu’elle pourra au moins influencer effectivement le programme de gouvernement futur d’une partie de la classe politique, en y incluant des exigences fortes des citoyens pour une gouvernance de qualité, transparente et soucieuse uniquement des intérêts de la Nation.

Par Par Moubarack LO
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Mercredi 7 mai 2008
 Au lendemain des élections présidentielles, plusieurs de mes amis de la diaspora m’avaient vertement critiqué, estimant que mon papier (Le Sénégal risque de couler) parus sur mon blog et dans les sites Xalima, Sudonline, Nouvel-Obs était trop alarmiste. Pour eux, le Président de la République dont je parlai, n’était nullement Abdoulaye WADE que je décrivais et le Sénégal encore moins menacé d’implosion. Un an après le scrutin, il semble bien que j’avais raison et eux tort (comme le montre d'ailleurs la situation actuelle du pays).

Voilà depuis un an que peu à peu nous sombrons ! Depuis mars 2000, notre exercice quotidien est de regarder impuissants nos valeurs se dégrader, nos talents ignorés, nos jeunes se tuent entre deux rives de l'atlantique, notre pays s’appauvrir dans un silence et un mépris du Président de la République et du PDS. Aujourd’hui, l’initiative du Chef de l’Etat, et de son gouvernement serait de mettre en place un nouveau programme Ad-hoc aprés le plan REVA, la Grande Offensive pour Anéantir la NAtion (GOANA).

Je considère que la situation de mon pays, le Sénégal, est trop grave pour que nous nous permettions d’attendre encore quatre ans avant d’engager de douloureux changements. Il faut donc que le Président de la République tire les conséquences de son incompétence et de ses échecs. Il doit partir. Il est temps de redonner la parole aux Sénégalais. Les Sénégalais dignes ne vous écoutent plus, seul la race des laches du genre Iba DER vous écoute. ils n’entendent pas davantage votre parti, confronté à la mission impossible de barrer la route à Karim votre Fils.

En mars 2000, Monsieur le Président, nous entendions de vous une vision, une stratégie et un pilotage vers un Sénégal debout permettant de valoriser nos potentiels et notre rayonnement dans le monde. La déception est immense ; La faim, la corruption, le mensoge, et la faible participation des citoyens aux élections législatives vous ont fourni une occasion d’en tirer toutes les conséquences. Malheuresement, vous ne l’avez pas fait – accélérant ainsi votre cycle politique durant lequel les Sénégalais auront perdu leur fierté, mais aussi leur niveau de vie. Ce sont quatre années soit 48 mois à risque social et politique grave, dans un climat d’attentisme et d’intrigues, que le pays va devoir affronter.
Quand Monsieur le Président compter vous faire savoir aux Sénégalais les conséquences de cette situation ? jamais. Cela seul justifierait que vous démissionniez.
Monsieur le Président, vous et votre Gouvernement avez trompé les citoyens, vous avez détruit l’économie : baisse de niveau de vie, le chômage devient héréditaire, la cohésion sociale en danger, les finances au rouge, la dette incalculable, l'école en crise, le pays vendu par Km2 etc. Le Sénégal Monsieur le Président est par terre.

Nous vivons aujourd’hui une crise sociale sans précédent, nous vivons aussi une crise politique. L'incompétence du Gouvernement, appuyé par une majorité parlementaire en grand écart avec le pays réel, devient manifeste dans son attitude d’autorité contre les revendications du peuple.

La stratégie qui consiste à mettre en place des plans de circonstance comme le plan REVA, GOANA, DIAKHAYE et autres ne sont que de l'escroquerie politique.

La fracture est profonde. C’est probablement, Monsieur le Président, la fin d’un système politique dont vous êtes le chef aujourd’hui.
Le rejet de la politique politicienne par les Sénégalais et les avertissements exprimés lors du scrutins des législatives n’ont pas été compris, et donc pas suivis d’effet. Votre parti politique le PDS, n’a pas su se renouveler durant vos mandats. Or de nombreux Sénégalasis, en particulier dans la Diaspora, sont prêts à participer à l’émergence d’une politique de développement, à redéfinir les missions et les conditions de l’efficacité de l’Etat, à promouvoir un modèle social qui produise autre chose que le chômage, la famine, la misère et le takhouraane.


Combien de temps encore allons nous accepter ce jeu? Combien de temps encore allons nous accepter de tuer toute notre énergie à tenter d’accommoder notre conscience avec une situation qui ne nous satisfait en rien alors que d'autres pays comme le Mali est depuis quelques années fermement reparti de l’avant ? L'Afrique contrairement à ce que l’on en dit est aujourd’hui parti de l’avant et elle regorge d’opportunités et de challenges que d’autres pays pauvres et moins pauvres ont déjà décidé de relever. L'Afrique est déjà parti et elle nous a laissés sur le bord du chemin ! Le Monde avance et nous ne sommes même plus capables de le voir tant nous nous épuisons à cet exercice collectif de résistance ! Il est peut-être temps de cesser les débats politiques, les problèmes de ce pays, nous les connaissons. De toutes les façons, nous sommes dos au mur aujourd’hui.
Qui d’entre vous aujourd’hui croit encore que sans un changement fort et rapide, ce pays peut rebondir ?


Chers compatriotes, il est impératif aujourd’hui d’aborder les vraies questions pour l’avenir de notre pays. Il est temps de dire les choses telles qu’elles sont. On ne peut plus rester passif. Il faut aujourd’hui agir. Quand un pays est au bord de l’asphyxie, il faut savoir dépasser ses petits enjeux politiques et personnels pour donner de l’oxygène sans quoi, c’est nous même qui serons bientôt asphyxiés.
Arrêtons d’être trop intellectuel de qualifier telle idée de libérale, de qualifier telle autre de socialiste. Ne nous enfermons pas dans des querelles de partis pour occulter la réalité. Unissons nos forces avec des idées nouvelles qui vont faire que notre pays va s’en sortir. Reconnaissons le droit à l’erreur. Ensemble nous pouvons nous retrousser les manches et sortir du déclin dans lequel le PDS et son Gouvernement nous enfoncent de jour en jours.


Je voudrais, Monsieur le Président de la République, avec tout le respect dû à votre fonction et à votre age, vous demander de mettre fin à votre mandat, comme l’a fait le Président Senghor en son temps. Cela permettra l’émergence d’une nouvelle ambition pour le Sénégal. Ne faites pas de votre échec, Monsieur le Président, l’échec du Sénégal et des Sénégalais. Une attente insupportable avec des discours de réveur, et donc sans effets réels, peut conduire notre pays à une situation proche de celle que connaît la Cote d'Ivoire.

Aujourd’hui, c’est la mise en œuvre d’une nouvelle stratégie de dissolution des Conseils municipaux pour organiser le dernier mur de défense d’un système aux abois, qui prend peur devant les conséquences économiques, sociales et politiques de ses lacunes.
Monsieur le Président, vous n’incarnez plus l'esprit et les valeurs de notre cher Sénégal.
J’estime que vous n’êtes plus capable de tenir le gouvernail et de donner de bonnes directions à notre pays. Dans bien des pays, le peuple se souleve pour moins que cela. Je crois sincèrement qu’il faut savoir passer la main aux plus capables. La Présidence n’est pas juste un placard doré, c’est d’abord un lieu de décision.
Le Sénégal a besoin de retrouver une direction réaliste avec des Hommes et Femmes capables, qui soient au courant de la vie réelle et qui n’inventent un projet après l’autre.

La République ne peut se contenter d’un VIP de luxe comme Patron.
La République Monsieur le Président a besoin d’un nouveau souffle, d’un nouveau vent : celui de l’espoir, du cœur, un vent plus tolérant. Le Peuple a besoin de Solutions, non de Mensonges.
Nous sommes à la fin d’un cycle – C’est le temps de tous les dangers mais aussi le temps de l’impulsion pour un nouveau départ.
Je ne prétends pas détenir de solution miracle, mais je tiens à contribuer à l’instauration d’une nouvelle politique où le droit de vote sert au citoyen à exprimer son point de vue et à être entendu et non pas uniquement à accompagner les partis politiques pour faire du Takhouraane. Le bon sens du peuple se révélera plus riche en idées sages et novatrices que les spéculations hasardeuses de nos politiciens qui à de très rares exceptions près, partagent la même mentalité : celle du “ pousse-toi de là que je m’y mette.”
Aimer son pays, croire en notre Sénégal, c’est redonner la parole aux peuple.

A l'arrivée vous risquez d'avoir la médaille de bronze!


Idrissa Ben SENE

Par Bensen
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Mardi 30 octobre 2007

Monsieur le Président de la République,

J'ai souvent critiqué le régime de l'alternance que vous dirigez depuis mars 2000. Mais aujourd'hui, à vous qui détenez entre vos mains la liberté, le sort et l'avenir de millions de Sénégalais, je souhaite vous faire des propositions concrètes pour sortir notre pays d'une situation politique catastrophique, car je ne doute pas de votre profonde sincérité et de votre amour pour notre Sénégal.

Dans votre discours de prestation de serment d'avril 2000, vous aviez démontré votre bonne foi et vos intentions louables. En devenant Président de la république, Vous poursuivez l'oeuvre du développement économique et social entamé par le président Senghor et continué par votre prédécesseur Abdou DIOUF. Vous aviez souhaité faire consolider la démocratie et les libertés, car vous aviez compris après votre victoire que les Sénégalais étaient dignes d'un régime politique évolué et totalement démocratique.

Malheureusement, aujourd'hui, rien de ce que vous nous aviez promis sur le plan politique ne s'est réalisé. Les élections continuent d'être truquées, vous vous faites élire à 95% au premier tour des présidentielles. La presse est muselée. La radiotélévision (RTS) est sous le contrôle de gens incultes à vos ordres. Les libertés publiques sont confisquées. Les droits de l'homme sont complètement bafoués par une police détestée la DIC qui est devenu la Direction des Instructions Commandées. Les Sénégalais dignes ne ressentent aucune fierté à appartenir à ce beau pays de dignité et de droit. Les citoyens se sentent méprisés par votre entourage malsain et indignes qui leurs manquent de respect et piétinent leur dignité.

Personnellement, je ne pense pas Monsieur le Président que vous êtes né méchant, que vous ayez des penchants pour la haine, personne ne porte dans ses gênes le despotisme, la haine de ses concitoyens, l'amour du malheur des autres. Comme tout être humain vous avez vos défauts et vos qualités, vous n'êtes ni plus ni moins bon ou méchant que n'importe quel autre citoyen. Mais ce dont je suis sûr c'est que vous êtes intelligent et capables de réaliser des projets intelligents.

Monsieur le Président,

En restant à la tête d'un parti politique, le PDS, qui monopolise la vie politique depuis 2000, en voulant ne pas être le Président de tous les Sénégalais, en voulant resté à la tète de ce parti, vous en êtes devenu l'otage Monsieur le Président. Ce parti et ses allies de la Cap 21 vous empêchent de faire la moindre concession à la société civile. Vous êtes entouré de gens qui font semblant de vous aimer, de lécher vos bottes, d'être soumis à vos ordres, alors que se sont des profiteurs, des menteurs, des hypocrites, des arrivistes et des profiteurs. Ces courtisans aujourd'hui à vos pieds, n'hésiteront pas à se détourner de vous et à vous ignorer si vous quittez la scène politique. L'ancien Président Abdou Diouf comptait parmi ses allies un certain Iba DER THIAM, un Djibo KA, et tant d'autres.

 Le parti démocratique et sa mouvance présidentielle, vous ont transformé en 7 ans, Monsieur le Président. Vous n'êtes plus le WADE que j'ai connu dans l'opposition. Les membres du PDS, en majorité illettrés, incultes, sans emplois ou arrivistes ont toujours des privilèges à sauvegarder et des ambitions à réaliser. Il leur fallait un homme qui soit dur de caractère. Malhereusement, ils vous ont piégé à vous-même, il vous ont pris en otage vous et votre famille Monsieur le Président et ont fait de vous un despote, un dictateur sans merci, afin de protéger leurs intérêts et passer sous silence leurs forfaits.

Monsieur le Président je sais que vous êtes capable de refuser d'être la marionnette de cette classe de parasites, de ce clan d'hypocrites qui vous monte les uns contre les autres et dont le seul motif est d'assouvir leurs passions d'argent, de pouvoir et de privilèges. Vos courtisans ont tout à craindre d'une ouverture politique d'un changement de politique  de votre part, ils en tremblent, mais pas vous Monsieur le Président !!! Vous ne manquez ni de moyens, ni de courage, ni de savoir-faire, ni de futur partisans sincères et dévoués pour le faire. Seule la volonté politique vous manque. De quoi avez-vous peur Monsieur le Président si demain vous décidiez d'entamer un processus d'ouverture vers des hommes et femmes capables et dignes, des Sénégalais qui proposent ???

Prenez votre courage à deux mains Monsieur le Président, renvoyez les incompétents, débarrassez vous de vos courtisans hypocrites et entamez une ouverture politique réelle et sincère. Vous verrez l'élan d'amour populaire vous entourer, l'adhésion de toutes les forces politiques à votre projet se confirmera. Mais pour atteindre cet objectif et mener à bon port ce projet d'ouverture et de travail, permettez moi Monsieur le Président de vous proposer de quitter le poste de chef de parti que vous etes. 

Monsieur le Président,

Nous savons tous que des forces hostiles à toute ouverture politique, vous entourent, parmi votre famille politique mais aussi parmi les membres influents de la CAP 21 et dans les différentes instances affiliés. Mais vous êtes capable Monsieur l e Président, de venir à bout de cette résistance réactionnaire. Vous êtes à la hauteur d'abattre les profiteurs, les arrivistes, les hypocrites et les béni oui-oui de tout genre qui ne se soucient que de leur intérêts personnels et pour qui le Sénégal  n'est qu'un fonds de commerce sans plus.

En comptant sur votre expérience politique, sur votre caractère d'acier, sur votre volonté politique et sur votre détermination inébranlable à vaincre les résistances antidémocratiques vous remporterez un grand succès. En vous appuyant sur les Sénégalais sincères et capables qui n'hésiteront pas à vous apporter leurs soutiens et n'épargneront pas leurs efforts pour vous aider dans cette tache historique de développer le Sénégal, vous réussirez Monsieur le Président !!! Les forces réactionnaires sont des tigres en papier, ne les craignez pas. Nous sommes avec vous si, et seulement si, vous entamez un processus d'ouverture politique devenu aujourd'hui inéluctable et une nécessité historique. Inscrivez votre nom en lettres d'or sur les annales de l'histoire du Sénégal. 

Idrissa Ben SENE

Par Bensen
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Mercredi 11 avril 2007

L’indifférence d’un citoyen face à la gestion de la cité, est une négation de la citoyenneté.

L’indifférence d’une bonne partie des citoyens sénégalais sur l’appréciation correcte du régime de l’alternance, par rapport à la réalité de leur vécu quotidien depuis 2000, pose un véritable problème sociologique voire de citoyenneté. On peut bien le dire et cela s’est confirmé dans le cas de l’élection présidentielle 2007 et, même risque de se renouveler aux cours des législatives à venir si, nous n’y prenons pas garde. Il est évident que les Sénégalais, parmi lesquels les couches les plus déshéritées, qui sont lourdement frappées par les méfaits de la crise ou plus exactement, de la mal gouvernance du régime ultra libéral de Me A Wade, ont été insensibles pour ne pas dire indifférents par rapport à leur propre situation du moment, lors du vote. Certains me diront que, c’est l’achat des consciences qui est passé par là. Sans doute oui, mais, si ceux-ci, avaient pris conscience de leur vécu quotidien et de celle du pays globalement depuis 7 ans, ils auraient dû refuser de se faire acheter si tel est le cas. Le fait, que les partis politiques convoitent et se disputent le Pouvoir, chose tout à fait normal dans une république qui de surcroît se proclame démocratique, ne dispense aucun citoyen de son droit de regard sur ce qui se fait ou devrait se faire à notre nom, moins encore, de son devoir de veiller scrupuleusement à qui doit-on confier les destinées de son pays. L’indifférence, l’acceptation ou la résignation d’une partie du peuple sénégalais, devant le fait accompli frauduleusement ou illégalement par les tenants du pouvoir, constitue un recul démocratique sans précédent, par rapport à l’exploit qui s’est produit dans notre pays un 19 Mars 2000. Qui plus est, et paradoxalement, ce sont, ceux-là mêmes qui ont été justement les bénéficiaires de ce vote de sursaut en 2000, qui en sont aujourd’hui les fossoyeurs. Voilà des gens qui, depuis leur accession au pouvoir, ont décidé fermement de supprimer les voies et moyens démocratiques, les leviers juridiques et institutionnels ainsi que tous les accords acceptés par consensus ; comble d’ironie, ce sont les moyens par lesquels l’alternance a pu se réaliser qui sont visés. Faut-il le souligner ? L’indifférence face à un régime qui ne recule devant aucune bassesse pour se maintenir au pouvoir, est synonyme de licence à laisser tout faire. Et c’est cela que Me Wade a compris, pour infliger au peuple sénégalais un traitement équivalent à celui d’un roi sur ses sujets, ceci depuis 7 ans. C’est aussi l’indifférence qui transforme le citoyen en sujet, en lui ôtant toute la dignité et la clairvoyance qui lui permettent d’apprécier, de mesurer, de sentir le mal qui lui est fait et d’y faire face ; elle ne laisse ainsi au citoyen tétanisé que la seule possibilité d’écoute des discours démagogiques et hors saison parce que coupés de la réalité, mais que ce dernier prend malheureusement pour de l’argent comptant. Me Wade est maintenant convaincu, qu’avec l’argent du contribuable sénégalais à sa disposition, il peut se permettre d’acheter les transhumants caméléons et autres marabouts politiciens, et avec une machine électronique à fraude, il n’a plus besoin de respecter nos institutions et moins encore les sénégalais qui semblent tout supporter, pour gagner des élections. Ainsi l’indifférence des citoyens a permis à un régime fait d’échecs, qui n’a tenu quasiment aucune de ses promesses durant tout un septennat ; et dont le seul bilan est l’évocation de chantiers inachevés et un discours d’autoglorification synonyme de fait d’armes, de se faire réélire malgré tout pour 5 ans encore. C’est invraisemblable ! Ce régime qui devait dans les conditions normales, recevoir de la part des victimes de l’alternance, une sanction exemplaire pour incompétence dans la gestion des affaires publiques, pour avoir battu le record de tous les temps des scandales politico financiers, pour les crimes et attentats contre des opposants, des journalistes ou de simples citoyens sous le magistère de Me Wade qui n’ont jamais été élucidés, pour les catastrophes qui ont coûté au peuple sénégalais des milliers de pertes de vies humaines sans que le moindre responsable ne fût arrêté, est passé entre les mailles pour se faire « plébisciter » on ne sait comment, sans même un avertissement. C’est à croire que certains sénégalais sont aujourd’hui convaincus, que Dakar c’est le Sénégal. Ils semblent oublier combien le coût de la vie à grimper entre 2000 et 2007. Est-ce qu’ils ont visité entre temps les autres villes du Sénégal outre Dakar et Thiès pour se rencontre compte de leur état de délabrement ? L’indifférence devrait-elle nous faire oublier les peines et les dégâts que les délestages, les pénuries de gaz et de carburant nous ont causés, sans parler de leur incidence néfaste sur le plan économique et social dans le pays ? Méfions-nous des clichés savamment orchestrés pour nous boucher la vue, par un pouvoir expert en faux et usage de faux et dont la méthode de gestion se fonde sur l’informel et des mesures prises à l’emporte pièces. Comme le montre si bien cette Loi sur la parité homme/femme décidée au pied levé qui, loin de répondre à une revendication fondamentale des femmes, est de pure démagogie pour les anarquer et voire, de remettre en cause la tenue des législatives. Comment peut-on en 10 jours au meilleur des cas pour le dépôt des listes, voter une loi, l’imposer sans tordre le coup comme à son habitude à la loi, en usant de la rétroactivité et autres subterfuges ? Et dire qu’il existe des juristes et des institutions dans ce pays ! Ceci ramène notre pays au rang du Zimbabwe de Mugabe et de la Guinée de Conté. C’est une dégringolade de notre pays à tous les niveaux, qui devrait nous faire honte en tant que sénégalais. Il est aussi temps à mon avis, que nous arrêtions de vivre de notre passé « si glorieux » qui nous sclérose au point de nous empêcher de regarder devant et loin à l’horizon. Comme disait l’autre : quand on vit de son passé, on avance jamais. La situation grave du pays appelle tous ses enfants patriotes et démocrates de tous les âges, hommes comme femmes, à l’image du Président Mamadou Dia, qui est toujours à l’avant-garde du combat malgré son âge avancé, à sauver notre pays des mains inexpertes du régime libéral issu de l’Alternance. Toutes les forces vives de la nation et tout particulièrement la jeunesse devraient s’accorder sur l’essentiel et l’urgence de l’heure, ceci dans les meilleurs délais pour limiter les dégâts avant qu’il ne soit trop tard. Parmi les urgences, il faudrait vaincre en tout premier lieu l’indifférence et l’immobilisme de ceux–là qui pensent qu’ils ne sont en rien du tout concernés par le devenir de notre pays et tout ce qui peut lui arriver demain. Les incantations des saltigués ou de prétendus protecteurs invisibles de notre pays, ne constitueront pas une assurance ou un antidote pour arrêter des irresponsables dictateurs avides de pouvoir ou bien, d’empêcher une catastrophe pour négligence ou imprévoyance de s’abattre sur notre pays. Le Bateau le Joola, les inondations, l’émigration clandestine et autres accidents etc… sont là pour nous en convaincre. Je le disais récemment dans une de mes contributions avant la présidentielle. « A l’heure du choix - et nous y sommes – il n’existe que deux camps ». Le camp du pouvoir et celui qui lui est opposé, tout autre camp, n’est que diversion pour embrouiller les pistes de solutions durables et éventuellement négocier avec le pouvoir sa transhumance. Les discours de gauche ou d’avant-gardiste ne doivent plus nous induire en erreur, seuls les faits sur le terrain de la lutte contre les méfaits du régime libéral, seront pris en compte désormais. Grâce à l’alternance nous sommes suffisamment édifiés maintenant pour savoir qui est qui. A propos de la Gauche : on peut le devenir, l’être ou l’avoir été, c’est aussi simple que cela. La Gauche c’est une attitude conséquente et un comportement ferme contre une politique libérale qui tourne le dos aux intérêts de la nation et non un simple discours qui fait rêver. Alors suivez mon regard ! Dans ce combat ultime, pour éviter le chaos à notre pays, dans les 5 ans à venir, la jeunesse occupe une part prépondérante et décisive. Elle doit cesser de douter de son avenir et de celui de notre cher pays qui sont d’ailleurs confondus et intimement liés, si tant est, qu’elle demeure convaincue, qu’elle est l’espoir de la nation pour demain. La jeunesse doit s’engager pour devenir la locomotive de la lutte, de concert avec les hommes et les femmes qui sont déterminés à se battre pour une alternative à l’alternance de machiavel, afin de défendre nos acquis démocratiques obtenus de hautes luttes par les générations précédentes. C’est un legs à sauvegarder par notre jeunesse. A l’attention de ceux de nos concitoyens, allergiques à la politique inconsciemment, je voudrais dire, qu’exercer son devoir citoyen n’est pas faire de la politique mais, c’est usé d’un droit constitutionnel pour prendre part au choix de nos dirigeants. Nous sommes tous concernés et avons une part de responsabilité de ce qui arriverait demain, si nous restions simples spectateurs c’est-à-dire indifférents, à laisser faire un pouvoir qui se monarchise dans une république. Ainsi, ce que vous pouvez faire aujourd’hui chers compatriotes, n’attendez pas demain pour le faire car, il risque d’être trop tard.

Mandiaye Gaye BP 1600 Dakar

Par BenSen
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