Partager l'article ! Monsieur le président, partez avant qu’il ne soit trop tard.: Monsieur le président; Permettez moi de revenir vers vous pour la der ...
Un avis au service de la nation
Monsieur le président;
Permettez moi de revenir vers vous pour la dernière fois, la dernière fois car « Beut bou rousoul tooth » depuis 2007 date de ma première lettre vous demandant de partir, mais hélas !!! Toutes ses lettres sont restées sans effets et sans suite et cela par votre vouloir de mourir aux affaires pour éviter d’éventuelles poursuites. Votre présidence reste et restera aux yeux des Sénégalais celui de l’incapacité caractérisée, de l’injustice, des atteintes à la dignité des citoyens, du népotisme, de l’institutionnalisation de la corruption et de la dilapidation des ressources humaines et matérielles de notre pays.
Le Sénégal monsieur le Président nous semble aujourd’hui aller à la dérive, car depuis 2002, vous avez mal gouverné le Sénégal et vous voulez vous octroyer un autre mandat c'est-à-dire, cinq autres années de pouvoir sur nos vies et notre avenir.
Mon cher compatriote pour ne plus dire Président, vous vous êtes affranchi de cette morale tacite qui faisait qu’au Sénégal les hommes du pouvoir ne pouvaient pas être des intouchables et le citoyens pauvres trop misérables, générant ainsi une forte classe moyenne et faisant du Sénégal un pays respecté et équilibré. Votre régime mon cher compatriote a rompu ce système et permis tous les excès, plongeant cette classe moyenne dans le dénuement le plus total et favorisant l’enrichissement illicite de tout les médiocres bénéficiaires du clientélisme d’Etat.
Les manifestations des citoyens pour le problème de l’énergie n’est, au bout du compte, qu’une saine réaction symptomatique de ce naufrage qui n’a épargné aucun secteur de l’économie.
Cette politique prédatrice a inexorablement entaché les acquis qui faisaient la fierté des Sénégalais.
Nos industries qui étaient les fleurons de notre économie ont été lapidées, les Industries chimiques du Sénégal (ICS) par exemple cette entreprise qui en 2001 affichait un actif de 60 milliards, laissé par Feu Pierre Babacar KAMA (paix à son âme) en 2004 elle se retrouve avec un passif de 40 milliards, la SAR n’en parlons même pas.
L’Université Cheikh Anta DIOP de Dakar et l’école polytechnique de Thiès qui soutenaient la concurrence avec nombre d’institutions mondiales pour ne pas dire européennes ont périclité sous l’effet de la gestion des médiocres et la marginalisation des compétences insoumises.
Nos institutions républicaines et notre Justice ont été prostituées. Cette justice qui faisait notre fierté avec des juges comme Kéba MBAYE à la Haye, Léyti KAMA au TPI, Seydou BA à l’OHADA.
Ce Temple de Thémis est désormais un lieu où le droit se dicte et s’exécute, réduit à un département du ministère de la justice qui lui dicte des « injonctions ». Les juges intègres qui persistent encore à dire le droit sont marginalisés ou sanctionnés. Le parlement pour ne pas dire le théâtre national Doudou WADE, nommé par vos soins à l’issue d’une farce électorale où le maître chanteur de Thiès est sorti deuxième est devenu une machine à produire des lois vidées de tout sens du droit.
Notre SENAT qui est aujourd’hui le Service d’Exécution National et d’Approbation des Textes, des sénateurs qui votent les lois des finances et qui connaissent même pas la règle de trois
Ce Sénégal qui a tant d’atouts pour figurer en bonne position dans le peloton des pays émergeants est aujourd’hui pris en otage par un groupe de ratés qui vous entourent et qui sont là que pour leur propre compte.
Votre police tire sur tout ce qui bouge, moleste, insulte, arrête et terrorise parfois même tue les voix pacifiques qui tentent d’alerter sur cette dérive.
Aujourd’hui, vous êtes complètement amorti et affaibli et la guerre pour votre succession est ouverte dans votre sérail sans que les citoyens Sénégalais n’aient la moindre idée sur comment la transition sera assurée et si les lois de la République seront respectées car, vous êtes au cœur d’une association de malfaiteurs. Votre Fils, introduit par décret dans notre paysage politique, a aujourd’hui l’ambition de diriger notre pays. C’est une perspective à la fois anticonstitutionnelle et effrayante. Non pas que nous ne voudrions pas être dirigés par un jeune – des jeunes d’envergure et intègres existent dans notre pays et je serais fière de voir l’un d’eux à la tête de notre pays - mais votre fils constitutionnellement ne peut pas être Président car étant de nationalité française. Mais mieux a eu des comportements peu éthiques dans les affaires ANOCI, SUDATEL qui ne rassurent pas sur sa capacité à préserver les biens publics du pillage des siens. Son sens du patrimoine commun et de l’intérêt général semble déficient et je doute qu’il y ait de Sénégalais qui en veulent comme Président. Et pour vous dire sérieusement mon cher compatriote, Je crains que son ambition n’expose notre paisible Sénégal à un cycle de violences dont personne n’est capable d’en présager l’issue.
Mon cher compatriote ;
Vous avez lâché votre troupeau de conseillers sur tous ceux et celles qui font l’honneur de ce pays. Ces clown de moutons nourris par l’argent public insultent, diffament, mentent, en des termes qui déshonorent la vie politique Sénégalaise et avilissent nos mœurs. Jamais nous n’avons été si bas dans la gestion de l’espace public que vous monopolisez vous et vos proches.
La fiabilité, je vous l’ai dit une fois, est la première qualité d’un Etat qui se respecte. Sous votre règne, le mensonge d’Etat est devenu un sport national pratiqué par nombre de vos ministres et conseillers. Ces derniers, sont passés maîtres dans l’art du faux, usage de faux et du trafic d’influence.
Mon cher compatriote, pour votre bien et celui de votre famille, partez, « partez guir yalla ak walassourri »
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